Farid Temsamani, conseiller en intelligence économique

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Farid Temsamani, conseiller en intelligence économique

Lobbyiste? Libéral? Stratège? Probablement autant de traits qui caractérisent Farid Temsamani. L’image est maîtrisée au millimètre près. Jusqu’à présent, on trouvait très peu d’informations sur ce natif de Versailles qui a grandi au Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et qui est aujourd’hui basé à Sevran (Seine-Saint-Denis). Juste un énigmatique lien avec la Grande Loge Nationale Française, avec un certain Bolloré… et le mot banlieue coincé entre les deux.

Farid Temsamani est aujourd’hui consultant en intelligence économique, spécialisé sur l’Afrique subsaharienne. Il propose d’accompagner celles et ceux qui souhaitent s’implanter dans cette région du monde, en adaptant leur projet aux nécessités économiques locales. Farid a longtemps été conseiller d’hommes et de femmes politiques dont il ne citera que le nom de Franck Borotra, à l’époque président du conseil général des Yvelines. Il a aussi été le conseiller d’industriels, dont Vincent Bolloré.

C’est en 2009 que le quartier « rattrape » Farid Temsamani, qui concède avoir beaucoup appris au contact de milieux professionnels extérieurs à la cité. Il tombe sur un documentaire sur la Marche pour l’Egalité. Et là, le constat est sans appel : « rien n’a évolué depuis 30 ans », se dit-il. En fin stratège qu’il se veut être, Farid décide, avec d’autres, de collaborer au projet Banlieue +.

Il s’agit d’une association qui a deux missions : changer l’image des quartiers dans les medias. Et à terme tenter de fédérer un maximum d’initiatives issues des quartiers populaires. Le but est de constituer une force, un lobby. « On ne s’improvise pas lobbyiste. En dépit des difficultés, la quête vers un véritable groupe de pression pour la défense des intérêts des quartiers populaires doit être la finalité. C’est notre fidèle ambition», précise Farid Temsamani.

Farid conçoit son activité associative comme un devoir. « Une obligation et surtout un devoir de transmettre ». Le tout encadré par une stratégie, claire et précise. Déformation professionnelle oblige. « Il faut avoir une vision stratégique de l’intérêt que l’on défend. Une logique qui peut s’appliquer aux quartiers populaires ! », déclare celui qui avoue avoir plus une « culture politique » qu’une « culture associative ».

Source Meltinbook


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